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Aurore à Marie-Galante

Marie-Galante Activities in Guadeloupe

by Priscilla ([email protected]) in Blog on 15 April 2017

Sous les tropiques, les lève-tard sont lésés. Le réveil de la terre et de la nature est un spectacle magnifique illuminé par un soleil aux pâles rayons naissants. A Marie-Galante, île du sud de l’archipel de Guadeloupe, où la nature est bien plus préservée qu’en Guadeloupe même, ce spectacle quotidien prend des aspects saisissants

Pour l’admirer, rien de mieux qu’une balade matinale dans l’intérieur des terres. Se promener, à 6 heures, sur le chemin de Lalanne, une section de la commune de Grand-Bourg, c’est expérimenter un sentiment de « seul au monde ». Rares sont les voitures. Plus fréquentes sont les mobylettes, appelées Grenat. Dessus, des hommes au casque bancal mais au salut alerte.

A gauche et à droite, de grandes étendues de verdure. Ici, pas de denses forêts mais des plaines peuplées d’arbres à pain, de manguiers et d’acacias. Ici et là, l’herbe frémit, agitée par le passage d’une mangouste déjà pressée. La brise est pure et fraîche. Marie-Galante est un écrin protégé de la pollution automobile, et aérienne. C’est peut-être la raison pour laquelle la luminosité du soleil y est si particulière. Pâle mais vigoureux, ils donnent à l’environnement la teinte sépia des vieilles photos. C’est vivre l’expérience d’un voyage dans le passé, surtout si un agriculteur rejoint son champ au rythme de sa charrette tirée par des bœufs. En haut du morne, la vue dur la mer est imprenable. Il semble que l’on soit aux pieds de la Dominique et quand le temps est clair, on peut même voir, au loin, l’archipel des Saintes.

Plus haut, un des cent vestiges du passé de l’île, un vieux moulin, entravé d’herbe folles, de lianes et lentement rongé par un figuier maudit, cet arbre dont les racines aériennes sont capables d’étouffer tout ce sur quoi elles poussent. Les pierres calcaires du vieux moulin ne feront pas exception. Elles ont pourtant tant à raconter, et si peu de public. Autant donc y rester et regarder la nature s’éveiller, au dernier chant du coq. Attention cependant à ne pas se laisser emporter par la rêverie. A 7 heures, le soleil, bien plus vigoureux, ne tardera pas à darder sur la campagne ses rayons matinaux. Le signal du départ sera certainement donné par le beuglement d’un bœuf qui choisit déjà l’arbre qui l’abritera de la chaleur. Il faudra alors s’arracher à ces visions enchanteresses en respirant les dernières effluves de l’aurore et se diriger vers le littoral en se promettant de conserver toute la journée sa sensation de paix

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